Après un week-end surréaliste face à des salariés du commerce, dont le slogan était : « Yes, week-end ! », le gouvernement semble avoir assoupli sa position. On en est plus à exiger que la loi soit appliquée, on en est à la possibilité d’aménager cette loi au cas par cas. Vendredi, c’était « circulez, il n y a rien à voir». Dimanche soir c’était « ne vous fâchez pas, il faut qu'on se parle ». Il faut dire qu'entre temps, les grandes enseignes se sont mises hors la loi. Dans le climat actuel, les grandes enseignes ont suscité un mouvement de sympathie dans l’opinion publique et dénoncé les aberrations de cette loi qui règle les horaires et les jours d’ouverture. Pourquoi pourrait-on travailler le soir et le dimanche dans certains quartiers de Paris et pas dans d’autres ? Pourquoi les magasins IKEA peuvent-ils rester ouverts le dimanche, alors que Leroy-Merlin ne peut pas ? Le consommateur découvre cet imbroglio de réglementations sans savoir à quoi il répond au juste.